Expositions

Exposition Moustiers-Sainte-Marie

crédit photo: Philippe Murtas


Retrouvez sur cette page toutes les expositions que se déroulent dans le village provencal de Moustiers-Sainte-Marie en 2019. Des expositions à la Galerie de l'Ancien Presbytère mais également au Musée de la Faïence.


 

Exposition à la Galerie de l'Ancien Presbytère : Les Petits Formats du 7 juillet au 18 août


 

Gilles Blanchard

Artiste sculpteur, dessinateur et illustrateur français, né en 1949 de parents musiciens , Gilles Blanchard, donne vie à une extraordinaire multitude de personnages saisis dans leur quotidien, en train de lire ou d’écrire, dans la rue, sous une averse ou ballotés par le vent… Sans oublier ceux qui ont décidé de « voir le monde à l’envers ». Ses sculptures en tôle, parfois ajourées, sont ludiques, sympathiques, presque des personnages de BD.


« Mon travail – dit-il – est inspiré par la comédie humaine, je cherche à fabriquer des objets poétiques et bavards »

 

Après des études d’arts plastiques et de gravure, il part s’installer dans le Haut Var, où il travaille comme graphiste indépendant. Il crée ensuite des jouets-sculptures en bois, puis participe à des animations culturelles pour lesquelles il réalise des sculptures monumentales éphémères en bois de coffrage. Au début des années 90, il s’intéresse au travail du fer et dès lors commence à imaginer un monde de personnages, d’animaux, de machines aux mécaniques absurdes… Il a gardé de sa formation d’illustrateur le goût du narratif, de la caricature et du dessin, toujours présent.

 

Ses œuvres ont, notamment, été exposées aux Etats-Unis, en Australie, en Suisse et en Hollande.

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

 

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

Yves Nioré

Écrire un texte sur la peinture de Nioré relève de la gageure.

En effet Nioré est un peintre qui se méfie des mots. D’ailleurs, il parle peu, il est persuadé que la peinture ne peut être résumée en formules définitives, mise en équations d’algébristes plus ou moins freudiens, et que nombre d’artistes contemporains cachent leur impuissance derrière une logorrhée « impénétrable ».


« Plus il y a de texte, moins il y a de peinture ! » dit-il souvent.


Et il ajoute en s’en amusant la phrase de Victor Hugo : « Défense de déposer de la musique au pied de mes vers ! » Donc l’éventuel commentateur est désemparé, coincé, frustré. Il peut en désespoir de cause, décrire la technique utilisée : de fines couches superposées de peinture acrylique, largement brossées, faisant jouer subtilement les transparences sur des fonds préparés ( à matière ou non ) … puis, choisir ses mots les moins longs, affûter ses phrases les plus simples, pour dire que cette peinture si évidente cache soigneusement une grande complexité, qu’elle parle parfois de l’homme et de son incertaine place dans l’univers avec tendresse….voire même humour. Mais qu’elle se laisse aller toujours à la jouissance suprême : la peinture pour la Peinture !

 

Alexandre Blacas


 

Jean Charasse

Jean Charasse est né en France à Lapalisse en 1941, ses études le mènent à travailler dans le bâtiment, il peint dès l'âge de quinze ans et commence à exposer à partir de 1977.

Il abandonne progressivement la figuration pour se consacrer à la composition de constructions dans lesquelles il fait intervenir toutes sortes de matériaux, bois, fers et tissus, ce sera sa période « Signaux et Balises »

 

 A la galerie Alexandre de la Salle il découvre l’œuvre d’Aurélie Nemours et fait la connaissance de Carmelo Arden Quin, fondateur en 1946 à Buenos Aires du Mouvement MADI; une voie s’impose à son travail, celle de l’Art Construit.

 

En 2004, Arden Quin l’accepte comme membre du Mouvement Madi. Il simplifie ses constructions pour des compositions géométriques en bois constituées d’éléments parallélépipédiques qui s’emboitent et se superposent.

 

Dans ses derniers travaux il fait intervenir bois et textiles dans des assemblages où la lumière joue  entre le caché et l’apparent.

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

 

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

Martine Doll

Sur le support, la concentration de couleurs multiples, de formes et de matières s’enlacent, s’emmêlent, se fondent et s’unissent en une construction organisée. Le thème des fleurs, le monde végétal est présent, mêlé aux formes empruntées de la géométrie et crée dans un espace limité un univers dans lequel figuratif et abstrait se côtoient étroitement.

 

Vous pouvez y introduire en regardant ces compositions; un jardin, une ville, le Japon, l’Orient, le passé, le présent, ici, ailleurs. L’opération consiste à prendre plusieurs éléments déjà travaillés à partir des motifs cités, de placer matériaux, papiers, fragments, tressages; de mettre en jeu un dessus visible qui laisse entrevoir la couleur sous-jacente d’un fond; de répartir les pleins et les vides et ainsi former une grille presque mécanique soumise à un hasard contrôlé qui compartimente et structure la surface avec répartition d’éléments identiques ou non, qui disparaissent l’un dans l’autre et donnent des effacements partiels.

 

La pénétration d’une couleur par l’autre, le voisinage d’une matière sur l’autre, le croisement des trames, des incrustations de couleurs, l’introduction d’empreintes donnent à cet ensemble une végétation fleurie aux rythmes contrôlés et dirigés. Cet effet d’abondance, de fusion me vient d’une mémoire enfouie venue d’ailleurs.


 

Caroll Bertin

Profondément originale, cette artiste a su créer son langage au moyen d’une technique qui lui est propre : de vieux vêtements découpés, retournés, détournés, recousus ou collés.

Son atelier est jonché de tissus, de boîtes, où s’entassent par couleurs, ocres, noirs, rouges, bleus, mauves, des vêtements regroupés par affinités d’harmonie. Le tout formant une grande palette dans laquelle elle puise au gré de ses besoins.

 

Elle a toujours pratiqué l’art de la récupération.

 

Ses amis savent que leurs vieux pulls, leurs pantalons usagés sont ses matières premières ; les coutures, les poches, les fermetures éclair étant les outils et les facteurs déclenchants d’une inspiration comme pour d’autres le crayon, le pinceau et la feuille blanche.

Caroll Bertin, elle, parle volontiers de toucher, de contact physique primitif, avec cette matière textile qu’elle travaille hors des modes et des courants pour créer tout un monde de personnages étranges, drôles … intemporels.

 

Alexandre Blacas

 

« Je suis émerveillé par l’humour, la cocasserie, les surprenantes trouvailles de ces travaux, et par l’ingéniosité avec laquelle sont suscités, par le moyen de textiles assemblés, ces personnages si chaleureux … et les libertés qu’ils prennent avec les mots d’ordre artistique du moment. »

 

Michel Thévoz Conservateur du Musée de l’Art Brut de Lausanne

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

 

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

Daniel Lacomme

 

Il est né en 1949 à Paris. Peintre, graveur, il a fait ses études en peinture et dessin à  l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (Ateliers Singier et Marcel Gili) de 1968 à 1974.

 

Enseignant à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris de 1974 à 2001, il est également l’auteur de la Collection « l'Atelier Vivant » 6 ouvrages pédagogiques chez Bordas.

 

« On ne saurait exprimer la force d'émotion, la tension retenue, l'insigne exigence, de la moindre déchirure au geste le plus incisif contenus dans cette peinture-là. Tout est là, du noir, du blanc, de la couleur dans le noir, de la lumière dans le blanc. La lumière cherche sa place et elle la trouve, puissamment, allègrement. La peinture de Lacomme, c'est la peinture dans son acception la plus franche, la plus vive, la plus émouvante. La peinture au-delà de la peinture ».

 

Dominique Weiss, 2012

 

L’esprit d’improvisation en peinture me semble être une émanation caractéristique de notre époque : intuitive, rapide, pleine d’enjeux en devenir. La matière et ses manifestations imprévues suggère ce qu’il me faudra saisir, pour le comprendre, pour le cerner, pour le porter à terme : un objet plus fort que ce que mon imagination pouvait projeter, non plus l’idée, ni l’intention, ni même le concept mais la peinture.

 

Daniel Lacomme 2018

 

 

 

Musée de la Faïence

Du 4 mai au 30 novembre : La Fierté Grotesque par Jérôme Galvin

 

Du 5 mai au 30 novembre 2019, venez découvrir l'exposition " La Fierté Grotesque " par Jérôme Galvin au Musée de la Faïence de Moustiers-Sainte-Marie.
Vernissage en présence de l'artiste le samedi 4 mai à 18h30.

Les grotesques sont les décorations qui couvraient entièrement les murs des appartements de la Rome du Ier siècle avant J.-C. Ce décor se compose d'architectures illusionnistes, de scènes à personnages, de paysages, d'enroulements de feuillages qui remplacent les colonnes, de candélabres formés de tempietti, de baldaquins composés d'enroulements de feuilles et de fleurs, de figures fantastiques, mi-humaines, mi-animales, qui naissent des feuillages.

L'exposition est dédiée aux créations de Jérôme Galvin, céramiste, qui vit et travaille à Moustiers-Sainte-Marie. Après 6 ans de décoration sur faïence dans les ateliers traditionnels sur Moustiers, Jérôme Galvin s'est tourné vers une production personnelle en céramique, peinture et gravure. Il établit une correspondance entre ces trois moyens d'expression. La technique du décor ancien n'aura fait que confirmer sa passion pour le côté graphique.

"La tradition ne m’intéresse que si elle est retranscrite dans le monde contemporain."
C'est à travers ce monde que Jérôme revoit ,revisite ,réinvente les grotesques à travers ces pièces de céramiques.

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie