Expositions

Les expositions à Moustiers-Sainte-Marie

Exposition Moustiers-Sainte-Marie

crédit photo: Philippe Murtas


Retrouvez sur cette page toutes les expositions que se déroulent dans le village provencal de Moustiers-Sainte-Marie en 2019. Des expositions à la Galerie de l'Ancien Presbytère mais également au Musée de la Faïence.


 

Galerie de l'Ancien Presbytère

du 1er Juin au 30 Juin 2019 : Le Mois de la Gravure

Tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, sauf le lundi


 

Anne Carpena

Pour l’artiste, tout a commencé par le dessin. Ce crayon qui devient le prolongement de soi pour imager ce que l’on ressent. Encore aujourd’hui, le dessin est la base de son travail, de sa pensée. Immédiatement, le crayon crée les premières formes de ses sentiments du moment. Vient ensuite l’estampe. Cette technique de gravure qui va apporter à son dessin la matière et le relief voulu.

 

Le dessin et la gravure sont complices et complémentaires. Même si l’un est unique et l’autre multiple, ils sont unis et reliés à une seule expression. Les estampes offrent alors le caractère unique du dessin avec un goût profond pour les nuances de noir et de sépia, la richesse des matières à graver, la sensualité du papier préférée à la toile.

 

Les gravures d’Anne Carpena donnent à voir l’intime, la part d’abandon, de poésie et de doutes que chacun peut expérimenter.


 

Claire Bourguignon

 

Claire Bourguignon a étudié les arts graphiques à l'école Estienne, à Paris, puis après un voyage en Afrique pour apprendre d'autres techniques artistiques, elle est venue s'installer dans la région, dans les Alpes de Haute Provence, pour y travailler le bois, créer des sculptures et des bijoux .

 

Elle ouvre une galerie-boutique à Moustiers- Sainte -Marie où elle expose ses créations avec son mari.  L’aventure de l’art de la gravure a commencé il y a 4 ans, initiée à l'atelier des beaux-arts de Digne -les -bains par Daniel Rovalleto. La gravure lui procure un immense plaisir et lui permet d'exprimer et de libérer ses états du moment, en lui laissant aller vers l'inconnu ... Il y a un aspect non maitrisé, dû à l'aquatinte, au temps de morsure dans l'acide, au Temps. c'est ce côté aléatoire et surprenant qu’elle laisse volontairement agir, faisant apparaître des profondeurs, des émotions. C'est là tout le charme et la perplexité qui en ressortent .

 

« Je m'inspire de mes rêves , de mon imaginaire , des gens qui m'entourent , de la vie. »

 


 

Madeline Jablin Zinguerevitch

 

Depuis 1999, pratique la gravure à l'école des Beaux Arts de Digne-les-Bains, dans l'atelier de Daniel ROVALETTO.

 

Techniques traditionnelles et expérimentations plus larges dans le domaine de l'estampe.

 

Les possibilités ouvertes procurent une large place à la découverte et à l'imprévu, la maîtrise n'entravant pas l'aléatoire.

 

Associe l'impression à d'autres formulations picturales (huile, aquarelle, collage etc...)

 

Cette mixité lui permet d'aborder diverses thématiques (paysages, monde végétal, l'espace naturel en général).

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie


 

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

Jean-Michel Caulat

 

Né à Moissac en 1967, Jean-Michel Caulat s’est avant tout chose, initié à l’art du dessin et de la peinture dans les Ateliers de Sévigné et Montparnasse à Paris avant de s’initier à la gravure avec le graveur MADA.

 

Ces gravures se baladent entre ombre et lumière, entre douceur et dureté, entre solitude et plénitude. Passant du paysage urbain à des tranches de vie, c’est l’opposition des genres et des styles dans laquelle Jean-Michel Caulat trouve son inspiration. Une invitation dans son monde, plein d’oxymore, de différence dans une parfaite maitrise.

 

«  Mon intérêt pour les estampes, ces images imprimés en un petit nombre d'exemplaires, me pousse à m'essayer à la gravure et plus particulièrement à l'eau forte. Après m'être familiarisé avec la technique, je me prends vite au jeu passionnant du processus créatif et de ses innombrables possibilités. Tel un poisson affamé, je mords à l'hameçon aussi rapidement que la morsure de l'eau-forte sur l'aquatinte! »

L'impression, parfois monochrome, avec ses clairs-obscurs et son pouvoir expressif inspire ces paysages du sud baignés de lumière où Jean-Michel Caulat a grandi.  Mais aussi l'aquatinte, avec ses noirs et ses gris qu’il dégrade et modèle à l'infini afin de créer ces ambiances qui collent au réalisme poétique de ses sujets.

«  L'instant magique de l'impression sur la presse où la plaque devient estampe, est un moment de joie et de surprises... »
 


 

Thierry Fleuret

 

Après une carrière de peintre décorateur et de fresquiste, Thierry Fleuret se consacre exclusivement à la gravure depuis une quinzaine d'années. Lorsqu'il ne travaille pas dans son atelier, c'est à l'école des Beaux Arts de Digne, auprès de Daniel Rovaletto, qu'il perfectionne encore et toujours sa connaissance de l'Art de la Gravure.

Dialogues entre terre et eau, ses délicats paysages, inspirés par les estampes japonaises et la peinture chinoise zen, composent un vaste carnet de voyage où souffle la nostalgie de la liberté, de toutes les libertés, ponts imaginaires entre orient et occident.

 

Thierry Fleuret a deux thèmes de prédilection : les marines et les nus. 

« Pour les marines, j'utilise l'aquatinte - procédé d'eau-forte - en mélangeant subtilement au tirage deux encres : sanguine et outre-mer, traduisant ainsi les transparences de la voile, de la lumière, de l'eau et du vent.

 Pour représenter mes nus, j'applique des lavis terre de Sienne, utilise la sanguine, le monotype ou l'eau-forte pour rendre au mieux les grains de peau et la fluidité du premier jet.  »

 

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

 
Exposition à Moustiers-Sainte-Marie

Luc Gerbier

Luc Gerbier naît à Saint-Tropez en 1940.  Il obtient le professorat de la ville de Paris en 1963 et enseigne de 1964 à 1973.
Il aborde la peinture en 1960 et, quelques années plus tard, la gravure en compagnie de son ami Francis Mockel.

 
A partir de 1972, il participe à diverses expositions collectives qui présentent à l'étranger (Suède, Italie, USA, Espagne...) les courants de la gravure française contemporaine. Ses travaux voisinent avec ceux d'artistes tels que Yves Doare, Hélène Czech, Roland Seneca, Moreh, Enrique Marin, Jean Pierre Velly... Lauréat du Prix de la Casa de Velasquez en 1977, il réside durant deux ans à Madrid et en Andalousie. A son retour en France, il s'installe définitivement à Montjustin, au cœur du Luberon.  Depuis, son œuvre se déploie dans les trois domaines de la peinture, de l'aquarelle et de la gravure.

 
Évoquant Luc Gerbier graveur, Joël-Marie Fauquet écrit :

 

« Coloriste, Gerbier le reste quand il manie l'eau-forte, il contraint l'acide et l'encre à faire résonner la gamme des noirs, à laisser vibrer l'écume des blancs avec la même sûreté qu'il mesure sur la toile les rapports de transparence et d'opacité. En un mot, il sait éterniser l'innombrable regard du Temps »,

 

Michel Randon. dans son ouvrage sur l'Art visionnaire, précise :

 

« L'homme est absent de son œuvre où seuls les éléments apparaissent ; la vague, le ciel, les lumières, un même univers où la terre et le ciel s'effacent dans une seule tourmente comme aux premiers jours de la Création. Mais Gerbier, avec peut-être une violence et une impétuosité accrues, fait vibrer dans ses eaux-fortes les blancs et les noirs. II reconstruit l'univers des premiers jours du monde, où, précisément la terre et le ciel les Eaux du dessus et les Eaux du dessous n'étaient pas séparées »

 

Luc Gerbier est une figure incontournable du paysage artistique de notre territoire. Dans son village de Montjustin, il a rencontré et tissé des liens profonds avec Lucien Jacques, poète, aquarelliste et premier éditeur de Giono, Lucienne Desnoues, poétesse qui partageait son temps entre Bruxelles et la Haute-Provence. Serge Fioro, peintre naïf cousin germain de Jean Giono et l'universitaire Pierre Citron, un autre Montjustinien, grand spécialiste de Jean Giono.
De ses rencontres comme de son imprégnation des œuvres de Jean Giono, son travail s'est trouvé enrichi ainsi que sa personnalité d'artiste forgée sur la base d'une solide formation et d'un séjour comme pensionnaire à la prestigieuse Casa Velasquez de Madrid.

Techniques :

 
Peintre Graveur, Luc Gerbier a le goût des grands espaces et des ciels tourmentés. La volonté de faire ressortir par les moyens de la peinture : la froideur ou la chaleur d'une saison, la force du vent, la texture d'une terre mouillée après la pluie ou crevassée par le soleil.


 

 

 

Musée de la Faïence

Du 4 mai au 30 novembre : La Fierté Grotesque par Jérôme Galvin

 

Du 5 mai au 30 novembre 2019, venez découvrir l'exposition " La Fierté Grotesque " par Jérôme Galvin au Musée de la Faïence de Moustiers-Sainte-Marie.
Vernissage en présence de l'artiste le samedi 4 mai à 18h30.

Les grotesques sont les décorations qui couvraient entièrement les murs des appartements de la Rome du Ier siècle avant J.-C. Ce décor se compose d'architectures illusionnistes, de scènes à personnages, de paysages, d'enroulements de feuillages qui remplacent les colonnes, de candélabres formés de tempietti, de baldaquins composés d'enroulements de feuilles et de fleurs, de figures fantastiques, mi-humaines, mi-animales, qui naissent des feuillages.

L'exposition est dédiée aux créations de Jérôme Galvin, céramiste, qui vit et travaille à Moustiers-Sainte-Marie. Après 6 ans de décoration sur faïence dans les ateliers traditionnels sur Moustiers, Jérôme Galvin s'est tourné vers une production personnelle en céramique, peinture et gravure. Il établit une correspondance entre ces trois moyens d'expression. La technique du décor ancien n'aura fait que confirmer sa passion pour le côté graphique.

"La tradition ne m’intéresse que si elle est retranscrite dans le monde contemporain."
C'est à travers ce monde que Jérôme revoit ,revisite ,réinvente les grotesques à travers ces pièces de céramiques.

Exposition à Moustiers-Sainte-Marie